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Premiers éléments d’analyse du 1er tour des législatives

  • Photo du rédacteur: Tristan Foveau
    Tristan Foveau
  • 13 juin 2022
  • 3 min de lecture
  • La stratégie d’union de la gauche a été validée par nos électeurs

Tant au plan national que départemental, la stratégie de l’union de la gauche et des écologistes a été validée par les électrices et les électeurs.


Au plan national, LREM perd 7 points par rapport à 2017. Dans 373 circonscriptions, les candidats NUPES seront présents au second tour. Déjà 4 députés NUPES ont été élus dès le 1er tour. Nous assisterons dimanche à 278 duels NUPES/Ensemble, 62 duels NUPES/RN et 28 duels NUPES/LR.


59 socialistes sur les 79 qui se présentaient dans le cadre de la NUPES (75% d’entre eux) sont qualifiés pour le second tour. Les candidat-es socialistes ont par ailleurs recueilli 870.000 voix sur ces 79 circonscriptions contre 600.000 à l’élection présidentielle.

Dans le Finistère, nos deux candidates, Nathalie Sarrabezolles et Mélanie Thomin, seront présentes au second tour comme d’ailleurs l’ensemble des candidats de la NUPES.


En 2017, seuls Jean-Jacques Urvoas dans la 1ère et Michael Quernez dans la 8e avaient réussi à se qualifier pour le second tour. Jean-Luc Bleunven, de la majorité présidentielle de l’époque, avait aussi pu se maintenir, tout comme Pierre-Yves Cadalen dans la 2e circonscription.

Mais dans les 4e, 5e, 6e et 7e circonscriptions, les seconds tours opposaient des marcheurs à la droite. Dans la 6e le PS soutenait un candidat écologiste qui ne rassemblait que 8,5 % des voix.


Le clivage droite/gauche est donc de retour puisque, dans le Finistère, tous les seconds tours opposeront des macronistes à des candidat-es de la NUPES.


L’analyse départementale et nationale des résultats montre à l’évidence que les législatives sont des élections nationales où les spécificités locales ne jouent qu’un rôle marginal.

  • L’extrême-droite est contenue

L’extrême-droite enregistre un reflux par rapport à la présidentielle. Cependant, son ou sa représentante se classe presque partout en 3e position, sauf dans la 2e, en raison de la bataille interne à la macronie, ou dans la 5e où, le candidat de droite parvient à réaliser un score assez surprenant (17%). Mais, dans l’ensemble, le RN enregistre une baisse de 4 à 5 points par rapport à la présidentielle.


Cependant, il convient de préciser que les candidats du RN dépassent partout les 10%, allant même jusqu’à 16% dans la 8e ou 14% dans la 6e alors qu’en 2017, ils se situaient plutôt aux alentours des 6%, avec une pointe à 9,6% dans la 8e.


On constate donc des vagues hautes aux présidentielles puis des reflux aux législatives mais à chaque fois, le RN progresse un peu plus et s’implante. Aujourd’hui, le seuil des 10 % est dépassé dans les 8 circonscriptions, alors que leurs candidats sont aux abonnés absents sur le terrain.


La droite a du mal à se remettre de la défaite de sa candidate à la présidentielle. Elle ne sera présente dans aucun duel de second tour. Mais son électorat est toujours présent et ne demande qu’à pouvoir voter pour un ou une candidate en qui il peut se reconnaitre. Dans la 1ère circonscription, elle s’est offert le luxe de la division. Dans la 2e elle a investi une candidate rejetée par les militants locaux.


Mais dans les 5e, la 6e et 7e circonscriptions, les candidats LR rassemblent, avec une bien plus faible participation, beaucoup plus de voix que Valérie Pécresse.

  • Une abstention qui progresse encore

L’abstention a encore battu des records. Dimanche elle se situait autour des 45% atteignant même 50,67% dans la 2ecirconscription. A la présidentielle, elle oscillait aux alentours des 20% avec une pointe à 26% dans la 2e circonscription.


En 2017 on avait constaté le même phénomène d’érosion entre la présidentielle et les législatives mais avec des niveaux de 2 à 3 points supérieurs. Elle était par exemple de 43% dans la 1e contre 45% cette année, ou de 45% dans la 8e contre 47% dimanche dernier.

  • Et maintenant ?

Nos efforts vont se concentrer sur le 2nd tour et notamment sur les 5e et 6e circonscriptions. Dans le nord Finistère, Nathalie Sarrabezolles réalise un très beau score, dans une circonscription encore très marquée à droite. Dans le centre-Finistère, Mélanie Thomin n’a qu’un peu plus de 1000 voix de retard sur Richard Ferrand, qui peuvent être compensées par un bon report des voix de gauche et un sursaut des abstentionnistes du 1er tour.


Le sort des candidates et des candidats est, compte tenu de la participation, entre les mains des abstentionnistes et de toutes celles et tous ceux qui ont voté au 1er tour pour qu’une alternance à la politique d’Emmanuel Macron soit possible.


Quels que soient les résultats de dimanche prochain, le paysage politique restera profondément marqué par la démonstration, grandeur réelle, que l’union de la gauche est synonyme de dynamique et de possibles victoires alors que la présidentielle avait démontré, à contrario, que la division était nettement sanctionnée par les électrices et les électeurs.

1 commentaire


tristanfoveau.scalding124
14 juin 2024

Bravo M. Foveau ! Vous avez raison "l’union de la gauche est synonyme de dynamique et de possibles victoires". Nous attendons bien évidemment votre plein soutien au candidat de l'union de la gauche aux prochaines législatives. A bon entendeur !

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